On sera heureux

Cinéma queer

Rétrospective Léa Pool

On sera heureux

(We'll Find Happiness)

Canada, Luxembourg · 2025 · 101' · v.o. s-t fr. · DC 16 (16)

De Léa Pool

Avec Mehdi Meskar, Alexandre Landry, Aron Archer

Avant-première en présence de la réalisatrice
Saad, jeune clandestin marocain, tente avec Reza, son amant iranien, le périlleux voyage vers l’Amérique et finit par y parvenir, mais non sans heurts. Dès leur arrivée à Montréal, Saad est appelé à sauver son amant d’une déportation certaine vers l’Iran où une mort probable l’attend. Par un stratagème désespéré, Saad réussit à séduire un fonctionnaire du Ministère de l’immigration du Canada. Cette idylle improvisée l’amène à toucher à cette Amérique de confort qu’il idéalisait sur les plages de Tanger et le fragilise dans sa mission héroïque. Toute dernière fiction de Léa Pool, sortie en salles au Canada en novembre 2025, On sera heureux traite d’un sujet rarement exploré au cinéma, soit l’immigration des réfugiés LGBTIQ+.

Séance(s)

Ma 12 mai 2026 CAP 1 20:30

Evénement

Avant-première de On sera heureux en présence de la réalisatrice

Mardi 12 mai à 20:30

Dans le cadre de la rétrospective consacrée à Léa Pool, réalisatrice québécoise d’origine suisse, la Cinémathèque suisse présente en avant-première On sera heureux, l’histoire de deux amants menacés par la politique d’immigration au Canada.

«Si le scénario est conçu à la manière d’un thriller administratif, le film respire à travers la trame mélodramatique qu’il porte. La fuite est constamment oxygénée par l’amour: église refuge, réseaux d’entraide, brûlures d’empreintes, changement de nom, passé réinventé – arrière-plan d’une sous-humanité administrative. Une communauté d’exilés, documentée par une direction artistique qui a fait ses recherches, fait contrepoids à l’inhumanité constante que vivent ces migrants qui cherchent l’asile. Visuellement, l’œuvre est très forte (direction photo du talentueux Yves Bélanger). On note une alternance entre le léché et l’animalité des corps: décors précis, scènes d’amour filmées en délicatesse, cadres sinistres de campements comme enclos. Un long travelling insiste sur la déshumanisation de ces corps. La fiction, tragique, très ‹écrite›, reste charnelle: des corps qui s’aiment, se protègent, marchandent leur sécurité. L’amour, ici, sauve et tue» (Sarah-Louise Pelletier-Morin, Le Devoir, 2025)

Biographie(s)

Léa Pool

Léa Pool

Née en 1950 à Genève, Léa Pool grandit à Lausanne. Elle s’installe au Québec à l’âge de 25 ans et tourne en 1978 son premier long métrage de fiction, Strass Café, film plusieurs fois primé en festival. A l’aise dans le cinéma intimiste, elle met en scène des personnages féminins, notamment dans La Femme de l’hôtel (1984), Anne Trister (1986) ou Emporte-moi (1999). En 1991, elle réalise en Valais La Demoiselle sauvage, inspiré du récit éponyme de Corinna Bille. Après une fiction en anglais Lost and Delirious (2001), elle revient au français en 2015 avec La Passion d'Augustine, sur l’émancipation féminine. Suivront Et au pire on se mariera (2017) et Hôtel Silence (2022), coproduits avec la Suisse. Elle enseigne le cinéma et la vidéo à l’Université du Québec à Montréal. On sera heureux est son dernier film.

Cycles du film